Pecice

          Le premier jour de l’insurrection dans la quatrième secondaire-zone d’Ochota de l’AK (Armia Krajowa ; l’Armée de l’Intérieur ) ne donna pas les résultats espérés. En dépit des efforts héroïques des soldats, une disproportion choquante de forces, entre les troupes des insurgés et les unités militaires et policières de l’occupant, causa que les tentatives de prendre des positions stratégiques n’étaient pas réussies. L’attaque sur la Maison Académique près de la rue Narutowicza échoua avec des pertes sérieuses. La prise de la maison des prêtres Orionistes, sur la rue Barska 4 où demeurait provisoirement la brigade d’une partie (responsable pour l’approvisionnement et l’administration) de la division blindée allemande « Herman Goering » fut le seul succès plus sérieux des insurgés. Dans toutes les autres places, les insurgés, faiblement armés, en dépit de leur bravoure, durent se retirer avec des pertes douloureuses et sanglantes.
          En face de cette situation, après un débat nocturne du 1er au 2eme août 1944, le chef de la quatrième secondaire-zone d’Ochota de l’AK, le lieutenant-colonel Mieczyslaw Sokolowski « Grzymala » prit la décision dramatique de faire sortir les soldats insurgés de la ville aux forêts dans le banlieue de Varsovie, d’où, après un armement supplémentaire espéré (de parachutages), ils auraient revenu à la capitale combattante. Les troupes en retraite durent se diriger vers les forêts de Sekocin et puis – de Chojnowo.
          Le sens de cette décision, prise dans les conditions extrêmement tragiques par le lieutenant Mieczyslaw Sokolowski « Grzymala » fut de faire sortir les soldats insurgés de la ville, restant là-bas pour rien, sans armes et sans munition, vers les forêts près de Varsovie. D’où, après un armement supplémentaire espéré (de parachutages), ils auraient revenu, dans le meilleur temps possible de point de vue tactique et opérationnel, à la capitale combattante.
          Cette décision de départ fut prise le 2eme août, à 1 h du matin. Vers 2 h du matin, lors d’une nuit nuageux et pluvieux, devant les portes de bâtiments de ZUS (Institution d’assurance sociale) sur la rue Niemcewicza 7/9, partirent les troupes des insurgés. La groupe comptait près de 700 personnes : résistants mal équipés et civiles. Elle marchait les rues Niemcewicza et Szczesliwicka vers Reguly.
          La tête de colonne comptait près de 50 soldats, elle fut composée des soldats des pelotons 404 et 406 du groupement du sous-lieutenant Tadeusz Kotecki « Kalina », sous le commandement du sous-lieutenant Kaziemierz Jaczewski « Brzask » (« Aube ») qui, le 1er août, prirent les bâtiments de centre éducatif sur la rue Barska 4, où stationnaient environ 50 soldats allemands. Ensuite, marchait l’avant-garde (de 100 personnes) sous le commandement du sous-commandant de la première circonscription, le capitaine Lucjan Dybaczewski « Korwin ».
          Derrière l’avant-garde, marchait la colonne générale avec le sous-lieutenant Sokolowski, composée d’environ 500, pratiquement non-armés, insurgés et civiles. En colonne marchante, il y avait quelques dizaines de femmes travaillant dans le service sanitaire. La colonne des insurgés sortit de la ville sans grands problèmes et se dirigea, à travers Szczesliwce ( où, en résultat d’une rencontre avec la poste de police allemande, on prit une mitrailleuse à la main) vers Salomea. Là-bas, les soldats du bataillon « Odwet » ( « Talion ») sous le commandement du lieutenant Witold Daab « Stefan » à qui l’information sur la concentration et sur le départ des troupes vint trop tard, lui rejoignirent.
          En utilisant le Chemin de fer suburbain électrique WKD (qui faisait la navette trois fois) une colonne entière fut transportée de Salomea à Reguly, éloigné de 5 km. A Reguly, il y avait une transformation du colonne. Sous l’ordre du sous-colonel Sokolowski, les civiles furent libérés ( ils devaient se disperser) et les gravement blessés demeurèrent sous la protection de Jerzy Zapasiewicz « Uczony » (« Savant ») l’officier du Bureau d'Information et de Propagande de la quatrième zone. A ce moment-là, la colonne se diminua jusqu'à 100 personnes environ.
          Une nouvelle colonne partit vers Pecice et arriva à un embranchement ; l’un chemin mena à Pruszkow, l’autre – à un village de Pecice. En face de l’embranchement se trouvait un manoir de Peciny, entouré par un parc ; à droit – il y avait une métairie, à gauche - des communs de village. Au manoir, demeurait la brigade de quelques dizaines de soldats de la dix-neuvième division blindée avec une station de radiodiffusion ; un certain nombre de soldats stationnaient aussi en village.
          La distance de Reguly à Pecice était de 2 kilomètres. De point de vue opérationnel, les conditions de la marche des troupes des insurgés étaient défavorables. Il fallait passer un kilomètre d’une route champêtre et puis, parcourir une autre distance d’un kilomètre menant sur une digue le long d’une vaste et marécageuse prairie. L’ennemi avait les conditions convenables pour observer et pilonner des brigades polonaises arrivantes.



Le déroulement d’un combat à Pecice

          Dans le moment où les brigades des insurgés se trouvaient sur une digue, environ 200 mètres d’un parc, de la côté de Pecice, de la route arborisée, apparurent trois véhicules allemands (un tout-terrain et deux poids lourd). Les           Allemandes attaqués à l’improviste furent cassés. Quelques soldats allemands furent tués, les autres fuirent avec leur officier. Outre les véhicules, furent pris un certain quantité de munition.
          Le bruit du combat alarma les Allemands stationnant en village et au manoir. Avant que la tête de colonne des insurgés, cherchant avant tout la munition, s’en aille des véhicules capturés, les Allemands réussirent à prendre leurs positions au bord d’un parc; avec deux mitrailleuses au minimum. En même temps, les soldats de Wehrmacht du village de Pecice parvinrent à former une ligne de tirailleurs-tireurs et à envoyer en voiture une mitrailleuse lourde vers une petite butte voisine où se trouvait un ancien cimetière de la première guerre mondiale. Cela donna une possibilité de pilonner des insurgés avec le feu sur les flancs.
          Le feu des mitrailleuses de côté du parc mit par terre la tête de la colonne, commandée par le sous-lieutenant Kazimierz Jaczewski « Brzask ». Mais, après un instant, le chef de l’arrière-garde, le capitaine Lucjan Dobaczewski « Korwin », se présenta comme un simple soldat avec une carabine à la main et enleva au combat le premier alignement des insurgés. Une attaque régulière commença. De la part de Pologne, il y avait, tout d’abord, la tête composée d’environ 50 personnes et ensuite un groupe de 100 personnes qui formait l’arrière-garde. C’étaient les plus courageux et les meilleurs équipés soldats de Ochota. D’entre eux, il y avait trois pelotons de scout d’Ochota : récemment annexé au bataillon de scout GS « Zoska » , le peloton de l’aspirant Iwon Rygiel « Boguslaw » , le peloton de protection du chef de la zone de l’AK et le peloton de communication. Les soldats du flanc gauche réussirent à détruire une position de mitrailleuse allemande.
          Entre ces principaux groupes des insurgés et les troupes allemandes, sur la route vers le parc et dans le parc, eut lieu un combat court mais sanglant. Comme le jour précédent, dans les rues d’Ochota, se marqua une forte prédominance de technique et de position des Allemands. Quelque temps après, du côté du village, arrivèrent les véhicules ; l’infanterie se mit au combat. Après avoir parvenu au bord du parc, les scouts tombèrent sur une ligne de tirailleurs allemande. Une attaque des insurgés sur le manoir eut échouée. La ligne de tirailleurs allemande bombardée de grenades par la brigade de l’aspirant Bohdan Szermer « Lwowicz » eut un moment difficile, mais, dans son feu, beaucoup de scouts moururent. 31 insurgés furent tués, la plupart d’entre eux étaient de jeunes scouts ; 30 furent blessés. Les pertes allemandes se chiffrent à 20 morts (y compris les personnes de véhicules antérieurement attaqués) avec un certain nombre de blessés.
          Apres l’attaque manquée sur le manoir, les brigades d’avant-garde commencèrent à se retirer vers le nord pour traverser un petit pont entre un lac et un réservoir et puis retourner vers le sud aux forêts de Sekocin.
          Une colonne principale des insurgés marchant environ 600 mètres derrière l’avant-garde, après avoir entendu les tirs, partit vers le nord à travers une petite prairie, une rivière et un isthme en omettant les positions des Allemandes. Ce groupe mené en deux équipes –l’une par le capitaine Tadeusz Jasinski « Zych » et l’autre par le lieutenant Witold Daab « Stefan » commença, pendant les combats de groupes frontaux, un manœuvre de passer de côté les positions d’ennemi par le chemin vers le nord du manoir et de la métairie – traversant un petit pont sur l’Utrata et une digue entre les réservoirs de Pecice. La direction de ce mouvement fut, bien évidemment, intentionnelle mais elle obligea définitivement un groupe désarmé à passer environ 200 mètres d’un chemin de retraite sous le feu de mitrailleuses françaises.
          Une grande partie du groupe principal fut menée d’un fort élan à travers un champs de feu par le lieutenant « Stefan ». Le capitaine « Zych » retira l’autre partie au nord, vers Malichy. Néanmoins, entre les groupements des insurgés démoralisés par le manque d’armes et par la défaite antérieure dans les rues d’Ochota, vint la panique. Un quelconque tir d’artillerie de l’ennemi, de quelques cents mètres, était très peu effectif. Beaucoup d’insurgés manquèrent de forces pour parcourir et quitter le champs de danger. Ils se mirent par terre sur le champs de bataille en cherchant un abri dans les moyettes d’orge, dans les meules de seigle, dans les champs de pommes de terre et dans les broussailles du parc. Dans la plupart des cas, cet abri apparut tragiquement trompeur.
          Les troupes qui passèrent au nord, en quantité d’environ 300 soldats (y compris légèrement blessés) furent dirigées, une marche fatigante, par le lieutenant-colonel Sokolowski aux Forêts Chlebowskie. Là-bas, « Grzymala » forma des ces troupes deux compagnies : l’une « Korwin » avec le chef - le capitaine Dobaczewski et l’autre « Stefan » menée par le lieutenant Daab. A l’aube du 3eme août, à travers les forêts de Sekocin, les insurgés arrivèrent aux forêts de Chojnowice.
          Dans deux semaines suivantes, après réorganisation et réarmement, un régiment des insurgés partit en aide à Varsovie combattante, dans la nuit du 18 au 19 août. Pendant les tentatives ayant pour leur but de rompre un cercle militaire allemand, il y avait des offensives sanglantes avec l’ennemi à Wolica et à Wilanow. Le chef du régiment, le lieutenant-colonel Mieczyslaw Sokolowski « Grzymala » ex-commandant de la quatrième zone d’Ochota de l’AK, était un des morts. Néanmoins, une partie importante du régiment, après avoir rompu un cercle militaire de l’ennemi, arriva à Mokotow et participa dans les suivants combats insurrectionnels.



Trajet parcouru par le groupement du lieutenant-colonel „Grzymala”

          Le sort des autres insurgés qui restèrent sur le champs de bataille apparut comme tragique. Sur lieu des évènement, arrivèrent rapidement, appelés par téléphone où par radio, des renforts allemands des alentours plus proches, d’entre eux – la brigade SS de Pruszkow. Il y avait aussi deux tanks et un avion de reconnaissance d’Okecie. Une grande battue prit du champs de bataille plus de 80 soldats-insurgés. L’investigation dirigée par les soldats SS, combinée avec les coups et la maltraitance des prisonniers aussi blessés, durait toute la journée. Le 2eme août 1944, vers 18 h, les criminels nazis fusillèrent dans le parc 60 prisonniers capturés, y compris plusieurs blessés et 5 femmes. 7 prisonniers évitèrent la mort grâce à l’intercession d’un des officiers blessés. Environ 20 personnes, parmi lesquelles il y avait beaucoup de femmes, (probablement à leurs risques et périls) à l’insu des soldats SS, libérées par le gradé de Wehrmacht (silésien) aussi survécurent. Quelques personnes prirent le risque de s’évader des mains de massacreurs avec un bon résultat. Les ténèbres et la pluie aidèrent un certain nombre d’insurgés qui survécurent pas découverts par les Allemands, à fuir du champs de mort a Pecice. Telle était la fin de la deuxième étape de la tragédie à Pecice.
          Les Allemands obligèrent les habitants des alentours à faire une fosse de 3 à 4 mètres de largeur et de 2 mètres de profondeur. Ils les aussi ordonnèrent de ramasser les corps des morts et des fusillés et de les jeter dans une fosse. Puis, une tombe commune fut comblée. A Pecice, 91 personnes moururent ou furent fusillés. Les pelotons de scouts de la bataillon « Zoska » et de la quatrième zone prenaient le plus grande nombre de victimes. 40 victimes avaient moins que 20 ans, la plus jeune avait 14 ans.
          En avril 1946, eut lieu l’exhumation des insurgés morts et assassinés à Pecice. On trouva les corps de 89 personnes. Les corps de deux autres personnes furent trouvés par terre quelques jours après la bataille par les habitants du village et enterrés au cimetière local. Lors de l’exhumation, 51 personnes furent identifiées. Plus tard, on fixa l’identité de 21 personnes suivantes. 21 soldats restèrent anonymes.

    

L’exhumation des insurgés en 1946.


LISTE DE PERSONNES MORTES DANS LA BATAILLE A PECICE

1. Zbigniew Chrzanowski "Wilk", 14 ans
2. Michal Aleksander Dowbor "Zbyszek", 15 ans
3. Zbigniew Matecki, 15 ans
4. Wojciech Wajszczuk, 15 ans
5. Waclaw Janusz Zawadzki, 15 ans
6. Tadeusz Dudek "Gryf„, 16 ans
7. Ireneusz Kolodziejczak „Irena”, 16 ans
8. Kazimierz Graba-Lecki "Kazik", 16 ans
9. Ireneusz Mej, 16 ans
10.Tadeusz Pietraszkiewicz "Soplica", 16 ans
11. Wieslaw Andrzej Radtke "Wiesiek", 16 ans
12. Wojciech Reszczycki "Jerzy", 16 ans
13. Wieslaw Zareba-Rychwalski "Orzel", 16 ans
14. Zbigniew Urbanek "Tadek", 16 ans
15. Bogdan Antoni Bednarczyk "Bogdaniec", 17 ans
16. Zygmunt Dworak "Marysia", 17 ans
17. Franciszek Napiecek "Franek", 17 ans
18. Jerzy Ostrowski, 17 ans
19. Kazimierz Dabrowski „Witold”, 18 ans
20. Jozef Jodlowski "Lechita", 18 ans
21. Piotr Karczewski "Tomek", 18 ans
22. Janusz Antoni Kubisz "Antoni", 18 ans
23. Waldemar Lukas "Lukasz", 18 ans
24. Wieslaw Olszewski "Wiesiek", 18 ans
25. Tadeusz Osinski "Warszawiak", 18 ans
26. Henryk Tolak "Kaczan", 18 ans
27. Antoni Wazynski "Stefan", 18 ans
28. Zbigniew Ryszard Arendarczyk "Zajaczek", 19 ans
29. Jan Bednarek "Kisieleska", 19 ans
30. Marian Czujkowski, 19 ans
31. Ryszard Dudek "Jowisz", 19 ans
32. Ryszard Grzegorzewski, 19 ans
33. Ryszard Janiszewski "Maly", 19 ans
34. Wladyslaw Kokot, 19 ans
35. Zenon Antoni Kotynski, 19 ans
36. Marian Nieweglowski, 19 ans
37. Tadeusz Wladyslaw Podolski "Rosomak", 19 ans
38. Boguslaw Polkowski "Kozak", 19 ans
39. Jerzy Rowinski "Rybowicz", 19 ans
40. Stanislaw Konrad Reszczyk "Baska", 19 ans
41. Wieslaw Skudlarski "Benito", 19 ans
42. Janusz Edward Wojewodzki "Mruczek", 19 ans
43. Janusz Euzebiusz Zwolinski "Karp", 19 ans
44. Henryk Kozubek "Grom", 20 ans
45. Janusz Rudnicki-Boleszczyc "Orzel", 20 ans
46. Piotr Zambrowski "Piotrus", 20 ans
47. Tadeusz Borkowski "Winkiel", 21 ans
48. Stanislaw Mozer "Wichrowski", 21 ans
49. Janusz Paderewski "Boruta", 21 ans
50. Kazimierz Popek, 21 ans
51. Wladyslaw Skowron, 21 ans
52. Wojciech Haas "Bocian", 22 ans
53. Maria Piotrowiczowna "Zonia", 22 ans
54. Aleksander Kornatowski "Aleksander", 23 ans
55. Kazimierz Majewski, 23 ans
56. Stefan Marian Ostrowski "Ciupaga”, 23 ans
57. Iwo Rygiel "Boguslaw", 23 ans
58. Ryszard Sikorski, 23 ans
59. Lech Wojciech Polachowski "Romuald Blaszczak", 24 ans
60. Jan Konowrocki, 25 ans
61. Henryk Tadeusz Mikolajski "Tadeusz", 25 ans
62. Czeslaw Wlasinski "Czermak", 25 ans
63. Zenon Krzeminski, 27 ans
64. Jozef Kwiatek "Robak", 32 ans
65. Marian Napieraj, 32 ans
66. Anna Krystyna Murzecka "Hanka", "Walka", 35 ans
67. Kazimierz Kubasiewicz "Jaskolka", 36 ans
68. Jozef Bazylewicz "Kamienny", 38 ans
69. Leon Rose, 52 ans
70. Eugeniusz Muszynski "Michal"
71. Tadeusz Studzinski "Bystry"
72. Wanda, infirmière
73-91. Dix-neuf soldats anonymes.


          Sur une tombe commune dans un parc, on a érigé un monument- mausolée. Il a été construit en utilisant de l’argent provenant des familles, de la société et de la dotation spéciale du président de la Commission de Liquidation de l’Armée de l’Intérieur, le colonel « Radoslaw » (Jan Mazurkiewicz). La construction du monument a été finie en août 1946. Le monument a été construit selon le projet de l’architecte-ingénieur Piasecki.
          Les ouvriers:

Ingénieur Jozef Sommer –constructeur
Cychowski – artiste sculpteur
Bracia Lopienscy – moulage en bronze d’un aigle
Majster Jagodzinski,
Waclaw Sadowski
Henryk Poplawski – tailleurs de pierre

          Le Comité de la Construction du Monument composé des parents des morts:

Waclaw Kornatowski – de Varsovie
Eugeniusz Arendarczyk
Bronislaw Bednarek
Kazimierz Chrzanowski – de Varsovie
Wanda Ryglowa Zofia Kwiatkowska – de Varsovie
Jan Sadowski – de Piastow, délégué de la Commission de Liquidation de L’Armée de l’Intérieur ( capitaine « Suzin »)

          Une tombe commune à Pecice est une place unique parmi les nécropoles polonais parce que les victimes reposent dans le même place où ils sont morts. Les noms de 67 personnes non-identifiées sont gravés sur la plaque funéraire. Sur une tombe, il y a un aine avec les ailes étendues qui vieille sur la paix des morts. Même pendant les années sombres du stalinisme, il n’a pas perdu sa couronne jagellonne.
          Dans l’acte d’érection du monument il y a un passage : « A la gloire éternelle des Insurgés de Varsovie, des soldats de l’Armée de l’Intérieur, des scouts de l’organisation « Szare Szeregi » de Varsovie et des alentours, et à la mémoire éternelle des futures générations de la Pologne, dans un lieu qui est une tombe et à la fois une de plusieurs places d’exécution, ce monument est fondé de l’argent donné par les familles et par la société ».
          Depuis beaucoup d’années, c’est grâce aux insistances de la commune de Michalowice qu’un bon et digne état du Monument-Mausolée à Pecice dont il est connu autour de Varsovie, est assuré. Dans le budget de cette commune, il y a des moyens réservés pour le maintien et la conservation des terrains verts, pour les fleurs et pour la conservation du monument.



Carte actuelle de situation

          Les cérémonies annuelles de la bataille à Pecice et les raids « Po kamienistej drodze» (« Par une route caillouteuse » ) sont entrés dans la tradition. Depuis 1967, chaque année, le dimanche avant l’anniversaire de l’éclatement de l’Insurrection de Varsovie devant le Monument-Mausolée à Pecice, a lieu un appel solennel des morts et la clôture du raid « Po kamienistej drodze». Le but du raid et des cérémonies et de rendre hommage aux soldats morts et assassinés de l’AK et d’évoquer les valeurs pour lesquelles ils ont donné leur vie.
          L’idée de ce Raid est née en résultat d’une rencontre d’un milieu des parents de soldats morts et assassinés à Pecice avec un groupe de Club « PTTK VARSOVIA », créé en 1966. Eugeniusz Arendarczyk, père du soldats « Zajaczek » mort à Pecice et Krystyna Serwaczak, vice-présidente de l’époque du Club, considéraient juste, et ils ont convaincu les personnes intéressées, qu’une cérémonie annuelle devait engager plus personnes en associant cette fête avec une fête touristique sous l’égide de PTTK (Association Polonaise du Tourisme). Telle formule ne réveillait pas les objections de la part des autorités de l’époque qui n’étaient pas trop bienveillant pour les fêtes patriotiques sans un accord officiel.
          Le nom de Raid « Po kamienistej drodze » (« Par une route caillouteuse ») se référait à une route caillouteuse Reguly-Pecice et également avait en soi quelque chose de symbolique se référant au sort des insurgés de l’époque.
          C’est déjà le premier Raid en 1967 qui s’est terminé avec succès. Il y avait environ 400 touristes sur les parcours pour les piétons et pour les motos. 1.500 personnes ont participé à la cérémonie devant le monument.
          Dans les années suivantes, la participation était le plus grande et, ce qui est important, il y avait beaucoup de jeunes.



Affiche d’information du Raid XLI

          En 2007, à l’occasion du soixante-troisième anniversaire de la bataille à Pecice, a eu lieu le XLI Raid « Po kamienistej drodze » organisé par l’Association Polonaise du Tourisme, Club Varsovia.
          Ceux qui, entre d’autres, ont contribué à l’organisation de l’anniversaire:

Jan Glura – président de l’Association Communale de Combattants de Pologne,
Roman Lawrance – maire du village de la commune Michalowice,
Wlodzimierz Majdewicz – designer de la plupart de timbres commémoratifs de Raid, coorganisateur et commandeur de Raid pendant les années,
Wojciech Marcinkiewicz – président du Milieu des Soldats de l’AK de la quatrième zone d’Ochota,
Tadeusz Martusewicz – président du Siege Métropolitain de PTTK de Aleksander Janowski à Varsovie,
Jerzy Pamrow – président du Club Varsovia, coorganisateur du Raid et de la cérémonie,
Krystyna Serwaczak – présidente du Club Varsovia pendant les années, créatrice du Raid et coorganisatrice de la cérémonie et des fêtes touristiques,
Femme dont le nom fait penser à Pecice,
Kazimierz Wroniszewski – historien, auteur du livre "IV Obwod AK Ochota - Okreg Warszawa" « IVème Circonscription de l'AK Ochota- région de Varsovie »,
Tadeusz Zielinski – soldat de l’AK de la bataillon de scout "Zoska", participant de la bataille à Pecice.

          Ci-dessous, nous présentons un reportage photographique du soixante-troisième anniversaire des événements à Pecice.





     

     

         

         



élaboration: Maciej Janaszek-Seydlitz

traduction: Karolina Porębska



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